mercredi 20 janvier 2010

Communiqué Action Democrate

Notre ambition un projet de l'action:

Démocrate

Le peuple doit avoir le pouvoir de trancher les questions politiques importantes pour notre Pays.

Gaulliste

Oui l'État doit intervenir dans l'économie de la recherche massivement et puissamment pour permettre de développer l'économie de demain et donc les emploies de demain.

Culturel

Siècle après siècle la France a eu de nombreux et non moins célèbres architectes, peintres, couturiers, musiciens, chanteurs, cuisiniers. Notre ambition culturelle doit retrouver l'essence de ce qui représente la France et doit être aidé de façon inconditionnelle.



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dimanche 15 juin 2008

Europe : le « non » irlandais, un signe du destin à interpréter

Le Traité de Lisbonne a été conclu pour tenter de relancer le processus européen et effacer ainsi le « non » cinglant prononcé par les Français et les Néerlandais en réponse à la consultation organisée par référendum sur le Traité constitutionnel. Chaque européen a conscience que le Traité de Lisbonne relève d’une initiative française portée par Nicolas Sarkozy et sait pertinemment que la remise en cause de ce traité, moins d’un mois avant que la France ne préside l’Union Européenne, compliquera l’exercice de cette présidence confiée pour une durée de six mois et contrariera fortement la marche en avant de l’Europe déjà bien ralentie ces dernières années. Or, une Europe à nouveau en panne rendra les pays européens plus vulnérables encore face à la crise économique et sociale qui sévit et affecte aujourd’hui plusieurs continents. Voilà pourquoi l’Europe, depuis des mois, s’échine à poursuivre, à un rythme soutenu, la course à la ratification du Traité de Lisbonne. Voilà pourquoi aussi l’Europe a attendu, avec une très vive inquiétude, le résultat du référendum organisé par l’Irlande, résultat dont on sait maintenant qu’il est défavorable à tous les défenseurs d’une Europe plus efficace que celle régie par le Traité de Nice.

L’histoire retiendra que l’avenir du Traité de Lisbonne s’est joué un vendredi 13 juin 2008. Loin de toute superstition qui invite les plus joueurs d’entre nous à tenter leur chance, il fallait voir en cette date un mauvais présage pour tous les défenseurs du « oui ». En effet, et la coïncidence est troublante, le résultat du référendum était attendu quelques heures avant que ne débute une rencontre capitale de l’Euro 2008 opposant la France aux Pays-Bas, c’est-à-dire réunissant, pour l’occasion, les deux nations ayant refusé le Traité Constitutionnel. Bien sûr, beaucoup n’y verront qu’un simple clin d’œil du ballon rond mais d’autres, enclins à penser que notre monde est régi par des règles qui nous échappent, vont y voir un signe du destin, celui qui malheureusement semble fuir l’Europe.

La victoire du « non » est à peine officialisée que plusieurs pays européens s’évertuent déjà à trouver des solutions pour maintenir le cap et poursuivre la marche en avant de l’Europe. On peut être un européen convaincu mais on ne peut pour autant sans cesse faire fi de l’avis des peuples lorsqu’ils sont consultés. Les Irlandais ne sont d’ailleurs pas plus à blâmer que les autres peuples européens, les dirigeants de ces derniers étant trop heureux (il était tentant d’écrire trop peureux) de pouvoir s’abriter derrière leur parlement pour ratifier un Traité qui, comme le précédent, était susceptible d’essuyer un refus. Le « non » irlandais, comme les « non » français et néerlandais, sonne comme un avertissement à tous ceux qui veulent imposer l’Europe. Or, l’Europe a été désirée, et même rêvée. Elle doit à nouveau séduire et peut-être revêtir un habit moins « paillettes » pour se parer d’une tenue plus séante, comme par exemple la démocratie. En effet, seule une Europe plus démocratique saura reconquérir le cœur de tous les européens.

La préparation des prochaines élections européennes ne pourra faire l’économie d’une large réflexion sur les refus essuyés lors des consultations par référendum. Ces dernières sont l’expression d’un ressentiment des citoyens à l’égard de l’Europe et la prochaine campagne électorale pour les élections européennes devra véhiculer un nouveau message d’espoir pour qu’une large majorité de citoyens perçoive à nouveau l’Europe comme une chance, surtout en cette période de crise économique et sociale. Il y a désormais urgence à définir ce nouveau message et Action Démocrate souhaite contribuer à cette définition et en faire un axe de travail prioritaire, si possible dans le cadre des actions menées pour préparer les prochaines élections européennes.

Aussi, en dépit du résultat du référendum irlandais et tout en respectant l’avis négatif qui vient d’être rendu, il convient de croire encore et plus que jamais en l’Europe en criant une nouvelle fois :

Vive l’Europe ! Vive Action Démocrate !